Colloque Alessandro Piccolomini (1508-1579), 23-25 septembre 2010
Lieu : Paris
Jeudi 23 septembre 2010 (après-midi, Sorbonne, salle Bourjac), vendredi 24 (matin et après-midi, Maison de l’Italie, Cité Universitaire) et samedi 25 (matin, Maison de l’Italie, Cité Universitaire).
Comité Scientifique : Lina Bolzoni (Professeur à la Scuola Normale Superiore de Pise), Giuliano Catoni (Professore ordinario d’archivistica à l’Université de Sienne), Paul Larivaille(Université Paris X), Marie-Françoise Piéjus (Université Paris X), Michel Plaisance (Université Paris III), Matteo Residori(Université Paris III)
Contacts : 01 45 87 42 70 / 01 45 87 41 41
Présentation du colloque :
Pour la première fois un colloque réunissant une quinzaine de spécialistes envisagera les multiples aspects de l’activité d’un écrivain siennois encore trop peu étudié et dont les œuvres, à l’exception des comédies et de son célèbre dialogue de jeunesse La Raffaella, commencent seulement à être rééditées. Le cinquième centenaire de sa naissance n’a donné lieu à aucune célébration particulière. Il s’agit pourtant d’un personnage fascinant qui s’est trouvé au cœur d’entreprises intellectuelles collectives novatrices, dont l’influence a été décisive dans les années Trente et Quarante du XVIème siècle, particulièrement comme animateur de l’Académie siennoise des Intronati et comme membre fondateur de celle des Infiammati de Padoue. Homme de théâtre, il compose des comédies pour les Intronati, témoignant de l’attention particulière que cette académie accorde à son public féminin. Poète, il dialogue avec les meilleurs lettrés et soutient les initiatives des poétesses de sa ville. Philosophe formé par l’Université de Padoue et celle de Bologne, il commente Aristote et Horace. Homme de sciences, il publie des ouvrages consacrés à l’astronomie, aux mathématiques… Il est un des meilleurs défenseurs de la langue vulgaire italienne entendue à la fois comme instrument littéraire et comme moyen de diffuser les connaissances scientifiques dans des milieux variés. On lui doit des traductions mais aussi des traités accueillis avec intérêt à l’étranger. Malgré l’éloignement, son regard reste tourné vers les vissicitudes de sa ville natale qui après des années de guerre sera annexée par Florence. A Rome, il s’est engagé définitivement dans une carrière ecclésiastique. De retour à Sienne, il deviendra plus tard coadjuteur de l’archevêque.
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