Clément Janequin : un musicien au milieu des poètes, 25-26 mars, BNF/Paris 7 Diderot

27 janvier 2010 par M. Martin

Clément Janequin (ca. 1485-1558) est l’un des plus grands musiciens français de la Renaissance. Il illustre magnifiquement tous les genres de la chanson profane et développe un usage descriptif de la polyphonie qui fait entendre avec un éclat saisissant le chant des oiseaux, le vacarme des combats ou les cris de Paris. Mais son inventivité musicale a connu des précédents et n’est pas isolée. Sous des formes différentes, souci de la voix, onomatopées et réalisme sonore se retrouvent dans la littérature humaniste et dans la poésie. Si Janequin est inspiré par les meilleurs poètes de son temps, comme Marot ou Ronsard, ses chansons stimulent à leur tour l’écriture littéraire et influencent Rabelais. Le musicien répond à un désir commun de libérer les potentialités de la voix et de trouver dans la matérialité du langage un moyen nouveau d’exprimer l’émotion.

Réunissant des historiens, des musicologues et des littéraires, ce colloque cherchera à préciser la place et la singularité de Janequin dans ces explorations sonores. Mais la voix ne saurait être un simple objet d’étude ! Les débats seront donc agrémentés de lectures par Olivier Bettens et la première journée s’achèvera par un concert de l’Ensemble Clément Janequin.  

Colloque international organisé avec le concours de Bibliothèque Nationale de France, Équipe RARE de l’Université Stendhal Grenoble 3, Équipe CERILAC de l’Université Paris Diderot Paris, Laboratoire GERHICO de l’Université de Poitiers, Société Française de Musicologie (SFM), Société Française d’Étude du Seizième Siècle (SFDES).

Jeudi 25 mars 2010, BnF, Petit auditorium

9h  Isabelle His, Olivier Halévy, Jean Vignes, Ouverture du colloque

Clément Janequin : un musicien singulier.

Histoire, diffusion et réception de son œuvre

9h30 – 12h

9h30 Christelle Cazaux-Kowalski (Université de Poitiers), « Que sait-on de Clément Janequin ? »

10h Audrey Boucaut-Graille (CESR), « La diffusion imprimée des chansons de Clément Janequin »

10h30 Pause

11h Jean Duchamp (Université Lumière – Lyon 2), « Les compositions religieuses de Clément Janequin sur texte français : la chanson au service de la foi »

11h30 Jacques Barbier (CESR), « Plus ne suys ce que j’ay esté ou les transformations de quelques chansons de Clément Janequin »

Réalisme sonore : contexte et fortune de Janequin

14h – 17h

14h Hélène Casanova-Robin (Université Paris –  Sorbonne), « Les vertus imitatives du langage poétique : recherches sur l’expressivité du rythme et des sons dans l’Actius de Pontano (1499) »

14h30 Lecture* : « Peletier, Baïf, drôles d’oiseaux ».

14h45 Isabelle Ragnard (Université Paris –  Sorbonne), « ‘Or sus !’ : les chansons françaises descriptives au XIVe siècle »

15h15 Pause

15h45 Lecture* : « Rabelais, la puce à l’aureille ».

16h Laurent Vissière (Université Paris – Sorbonne), « Les cris de Paris. Naissance d’un genre littéraire et musical (XIIIe-XVe siècles) »

16h30 Isabelle His (Université de Poitiers), « L’invention de la ‘mêlée’ en musique : du chant de bataille au chant de victoire »

Concert

18h30  Concert de l’Ensemble Clément Janequin

Dominique Visse, haute-contre

Hugues Primard, ténor

Vincent Bouchot, ténor

François Fauché, baryton

Renaud Delaigues, basse

Eric Bellocq, luth et orgue

Vendredi 26 mars 2010, Université Paris – Diderot

Bât. Halle aux Farines, esplanade Pierre Vidal-Naquet, 75013

Amphi A2

Clément Janequin lecteur et interprète des poètes

9h15 – 12h

9h15 Lecture* : « Clément et ses poètes ».

9h30 Claire Bottineau-Sicard (Université Paris – Diderot), « Mellin de Saint-Gelais mis en musique par Clément Janequin »

10h François Rouget (Queens College, Canada), « La mise en musique des poèmes de Ronsard par Clément Janequin »

10h30 Pause

11h Annie Coeurdevey (CESR), « Clément Janequin comme précurseur d’un madrigalisme à la française »

11h30 Jeanice Brooks (Southampton University, Grande Bretagne), « Le corps chantant : Janequin et l’obscénité à la Renaissance »

Poètes et écrivains lecteurs de Janequin ? 

Réalisme sonore musical et littéraire : influences, convergences et divergences

14h – 17h

14h Frank Dobbins (Université de Montréal, Canada), « Janequin, Rabelais et la musique verbale »

14h30 Lecture* : « De la Bataille de Metz à la messe de la bataille »

15h40 Jean Vignes (Université Paris – Diderot), « Les chansons descriptives de Janequin : essai de lecture poétique »

15h10 Pause

15h45 Lecture* : « Hachegigottis »

16h Olivier Halévy (Université Sorbonne nouvelle – Paris 3), « Bertrand Berger : nouveau poète dithyrambique ou premier poète sonore ? »

16h30 Agnès Rees (Université de Reims), « Formes lyriques et représentations sonores chez Ronsard : odes, sonnets, chansons »

17h Conclusion du colloque

Atelier de déclamation

17h30 Atelier de déclamation animé par Olivier Bettens (les textes poétiques servant de support à l’atelier seront distribués dès l’ouverture du colloque à ceux qui souhaitent préparer la déclamation)

* Les lectures seront réalisées par Olivier Bettens.

Comité scientifique

Jeanice Brooks (Southampton University, Grande Bretagne), Pascal Debailly (Université Paris Diderot, directeur du TAM/CERILAC), Francis Goyet (Université Stendhal Grenoble 3, directeur de l’équipe RARE), Olivier Halévy (Université Sorbonne nouvelle – Paris 3), Isabelle His (Université de Poitiers), Catherine Massip (BnF), Jean Vignes (Université Paris Diderot, Président de la SFDES).

Comité d’organisation

Olivier Halévy, Maître de Conférences à l’Université Sorbonne nouvelle – Paris 3

Isabelle His, Professeure à l’Université de Poitiers

Jean Vignes, Professeur à l’Université Paris Diderot

Logos :

Bibliothèque Nationale de France

Équipe RARE de l’Université Stendhal Grenoble 3

Équipe CERILAC de l’Université Paris Diderot Paris

Laboratoire GERHICO de l’Université de Poitiers

Société Française de Musicologie (SFM)

Société Française d’Étude du Seizième Siècle (SFDES)

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Colloque sur la cour de Nérac organisé par l’Ass d’Aubigné et l’Univ. de Bordeaux sous le patronage de la SFDES, Nérac, 28-29 mai 2010

20 janvier 2010 par M. Martin

Téléchargez la présentation: nerac.doc

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Impertinence générique et genres de l’impertinence du XVIe au XVIIIe siècle.

20 janvier 2010 par M. Martin

Colloque international organisé par le GADGES
(Groupe d’Analyse de la Dynamique des Genres et des Styles),
Université Jean Moulin-Lyon 3
8, 9, 10 décembre 2010

Comité d’organisation

violaine.geraud@wanadoo.fr

olivierleplatre@hotmail.com

Lorsque le nom impertinence apparaît au XVIe siècle, deux siècles après l’adjectif impertinent d’emploi juridique puis didactique, la valeur dépréciative qui le caractérise se teinte progressivement d’axiologie : après avoir signifié « absence de conformité », le substantif prend le sens de « sottise », comme dans les Essais. Selon Furetière et l’Académie (1694), le terme dénote une « action ou parole sotte », non seulement contre la raison mais aussi « contre la bienseance & le jugement ». Si les dictionnaires n’enregistrent que tardivement le sens moderne d’irrévérence (première moitié du XIXe siècle), cette nouvelle acception émerge notamment avec l’emploi injurieux de l’adjectif substantivé : « Quel impertinent ! ».

Le surgissement de ce terme et de ses dérivés dans le discours semble donc souligner un hiatus, un écart, une discordance, une infraction par rapport à une norme : norme de la raison qui dénonce une extravagance (les médecins selon la Toinette du Malade imaginaire sont des « impertinents »), norme de codes sociaux qui sanctionnent un manquement aux bienséances, norme de codes littéraires ou linguistiques ; les univers de référence, nombreux et variés, mettent en valeur des facettes complémentaires de la notion d’impertinence. La linguistique moderne fait de la pertinence l’une des lois du discours réglementant tout échange conversationnel et formant un code de bonne conduite. L’impertinence correspond à une suspension de cette loi de pertinence, plus ou moins soudaine et fugitive comme dans le cas de l’humour, qui prend le destinataire à contrepied, et lui présente une réalité sous une forme plaisante et inattendue.

Au regard des codes littéraires, la notion d’impertinence appelle celle de convenance : l’Antiquité, sous le terme d’aptum, cherche à établir un code de la pertinence générique, que le Moyen Âge illustrera par la roue de Virgile établissant une classification tripartite des sujets, des genres et des styles. La Renaissance hérite de cette codification et tente de la préciser, mais en dépit de recommandations de plus en plus précises au cours du XVIe siècle, un grand nombre de textes paraissent transgresser le précepte de pertinence générique. Avant que l’impertinence littéraire ne se déploie au XVIIe siècle autour du couple « style burlesque » et « style héroïcomique », le XVIe siècle offre des précédents : Rabelais, Du Bellay, Montaigne déjouent les codes en voie d’élaboration par une tendance à l’hybridation générique – toutes œuvres qu’a distinguées l’histoire littéraire : l’impertinence a-t-elle partie liée avec la consécration ?

Si l’impertinence malmène les bienséances avec des retombées sur le terrain moral (place du corps, honnêteté, politesse des mœurs, inquiétude de l’obscène), c’est sur le terrain poétique qu’elle soulève les plus âpres débats. Les querelles autour du Cid, à propos de l’hybridité de la tragi-comédie ou de l’indétermination du roman, les débats sur la grossièreté homérique (au cœur de la controverse entre Anciens et Modernes), la promotion de notions morales et esthétiques comme la délicatesse, la vraisemblance, sont quelques-unes des 2 traductions du problème posé par l’impertinence au siècle classique, qui trouvent des prolongements dans la littérature en amont et en aval.

Dans la bataille que les écrivains des Lumières livrent contre les obscurantismes, les dogmes et les abus, l’impertinence devient irrévérence face à de vieilles idoles. Elle est le signe patent de l’irrespect de l’ordre établi, de sa remise en cause. Elle s’accomplit en insolence par rapport aux puissants, par rapport à ceux qui imposent leurs prérogatives, sans souci du prochain. L’impertinence émancipatrice unit Montesquieu à Beaumarchais, en passant par Voltaire et Diderot. Mais elle se rencontre aussi, sous la forme plus sulfureuse de la transgression, chez les écrivains qui exploitent la veine libertine et remettent en question l’ordre moral, de Crébillon à Sade. La dépréciation apparente de l’impertinence ne doit pas cacher son éventuelle mise en valeur comme conduite éthique, credo moral anticonformiste et formule existentielle dans la littérature d’Ancien Régime.

Le but du colloque est donc d’interroger la notion d’impertinence dans sa relation avec la problématique des genres littéraires :

On observera par exemple comment s’élabore le retournement sémantique de la notion, et quels sont les types d’œuvres qui l’accueillent et le favorisent. Les textes comiques, burlesques, plus généralement les écrits de la mouvance libertine et leur goût du détournement, de la subversion, du contre-pied, de la digression et de l’oblicité sont certainement les foyers de cette mise en avant de l’impertinence en tant que posture littéraire et proposition morale voire politique.
On se demandera quels sont les genres favorisés par une littérature « rebelle », et en particulier s’il y en a qui basculent du côté de l’impertinence et d’autres qui sont créés pour la soutenir. Mais aussi bien y a-t-il des genres autorisés pour l’impertinence ? Le coq à l’âne et l’éloge paradoxal au XVIe siècle, ou bien la fable et le conte, comme La Fontaine ou Perrault les saisissent, sont-ils par exemple des genres qu’investit l’impertinence pour en déplacer les enjeux, ou bien une certaine marge d’impertinence est-elle tolérable en eux ? Où se situent alors les limites de cette tolérance ? Jusqu’où – sinon à faire débat voire à être censurée – l’impertinence est-elle littérairement acceptable, agréable, attendue même ? A partir de quel point doit-elle avancer masquée et ses provocations se faire clandestines ?
Il y aura aussi à évaluer le véritable poids des règles, la valeur exacte de leur imprégnation et de leur force de contrainte sur la modalisation générique et plus globalement sur la pratique littéraire, et sa liberté. On pourra élargir et poser le problème d’une impertinence « réactionnaire » et de ses modalités pour voir quels instruments littéraires, neufs ou réactivés, elle privilégie.
La question des motivations de la transgression que constitue l’impertinence méritera enfin d’être prise en compte : est-ce l’inadvertance d’un auteur ignorant des codes, ou au contraire un moyen conscient de sortir des catégories génériques reçues pour renouveler la poétique et faire oeuvre originale ? L’enquête sur la littérature comique et satirique amènera à interroger la position de l’auteur, figure en train de naître, et celle de son complice bon entendeur, le lecteur, à travers son implication dans le geste, l’efficacité et les répercussions de l’impertinence.

Les propositions de communication , qui se détacheront dans la mesure du possible d’une approche exclusivement monographique, sont à adresser par courriel aux membres du comité d’organisation avant le 15 mai 2010.

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Colloque Les discours sur l’égalité/inégalité des femmes et des hommes de 1400 à 1600 : revisiter la « querelle des femmes », U. de Columbia, Paris, 18-20 novembre 2010

17 janvier 2010 par M. Martin

La SIEFAR (Société  Internationale pour l’Étude des Femmes de l’Ancien Régime) et l’Université de Columbia à Paris organisent, à l’automne 2010, le troisième colloque international consacré aux discours sur l’égalité/inégalité des femmes et des hommes sous l’Ancien Régime.

Téléchargez l’appel:  discours-in-egalite-appel1400-1600.pdf ou discours-in-egalite-appel1400-1600.doc

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Colloque international « La poésie néo-latine en France au temps de la Pleiade », Mulhouse et Freiburg, 11-12 juin 2010

17 janvier 2010 par M. Martin

Téléchargez la présentation du colloque: fribourg03.doc

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Message des organisateurs de la CNU du 25 janvier 2010

16 janvier 2010 par M. Martin

Chers collègues,

la première Coordination Nationale des Universités de l’année 2010 se tiendra à Paris le lundi 25 janvier de 10h à 17h. Nous préciserons ultérieurement le lieu de la réunion.

Nous invitons tous les établissements, départements, UFR, laboratoires,  à organiser des assemblées générales pour mandater des délégations où pourront figurer enseignants-chercheurs, chercheurs, enseignants, BIATOSS, doctorants, étudiants, titulaires et précaires. En cas d’impossibilité, nous suggérons aux collègues mobilisés de se réunir et désigner des délégués. Des collègues peuvent également venir en tant qu’observateurs.

Les noms des délégués, les propositions de motions et d’actions sont à envoyer à cette adresse : courriercnu@gmail.com

Ordre du jour :

1.       Point sur l’état de la mobilisation, sur les luttes locales. Discussion sur les priorités du mouvement
2.       Rédaction, débat et vote d’une motion globale contre la politique gouvernementale
3.       Débat sur la Mastérisation. Vote d’une motion et des moyens d’action.
4.       Débat sur l’évaluation au niveau local et national. Vote d’une motion et des moyens d’action.
5.       Débat sur le fonctionnement de la Coordination Nationale des Universités (élection des porte-parole, prochaine CNU, et ordre du jour indicatif)

Bien cordialement,

Les organisateurs de la CNU,
Sauvons L’Université (SLU) & Sauvons La Recherche (SLR)

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Projet “Médecine et cour de France” (appel à publications et “Dictionnaire du monde médical à la cour de France”, sous la direction de Jacqueline Vons (CESR)

16 janvier 2010 par M. Martin

Descriptif du projet sur http://cour-de-france.fr/rubrique313.html

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