Communiqué du président de la SFDES
Chers collègues et amis,
Conformément à la volonté qui s’est exprimée lors des débats de notre dernière Assemblée Générale, notre CA a voulu s’engager avec moi pour mettre en garde le gouvernement et l’opinion contre les effets pervers de la réforme des concours de recrutement dont le projet, dans sa forme actuelle encore floue, semble porter en germe de graves menaces pour l’avenir de nos disciplines.
C’est pourquoi j’ai participé le 8 novembre, en tant que Président de la SFDES et porte-parole de notre Coordination Concours Lettres (qui rassemble, comme vous le savez, les Sociétés des médiévistes, XVIistes, XVIIistes, XVIIIistes et XIXistes), à une réunion organisée par Sauvons l’Université et destinée à rassembler bien au-delà de cette association et à fédérer les oppositions à cette réforme hâtive, ou du moins à la façon dont elle semble nous être imposée. Un texte intitulé “Appel du 8 novembre” a été discuté et amendé afin de rassembler les signatures du plus grand nombre possible d’organisations, de conseils d’université et de sociétés savantes. Vous le trouvez en fichier joint. Il a d’ores et déjà été signé par plus d’une quarantaine d’institutions, associations, sociétés, notamment par de nombreuses associations de professeurs du second degré, mais aussi par la Société des Agrégés, les Sociétés des anglicistes, des hispanistes, des comparatistes, plusieurs Sociétés d’historiens, de philosophes, de musicologues, etc., ainsi qu’à titre individuel par de nombreuses personnalités du monde universitaire.
Compte tenu de l’urgence, j’ai soumis ce texte à l’approbation du CA le 9 novembre; ses membres se sont prononcés majoritairement par e-mail en faveur de la signature du texte par la SFDES (11 voix pour, dès le 11 novembre, 0 voix contre; d’autres votes favorables se sont ajoutés ensuite). J’ai donc pu signer l’appel au nom de la SFDES, comme l’ont fait nos amis XVIIIistes et XIXistes peu après.
Je vous invite à diffuser cet “Appel du 8 novembre”, et à le signer: Il est en ligne comme pétition depuis le 15 novembre à l’adresse suivante: http://www.appeldu8novembre.fr. Il se peut que ce texte ne corresponde pas mot pour mot à ce que chacun de nous écrirait. Nos sensibilités politiques et philosophiques sont diverses et je m’en réjouis. Mais je pense qu’il est temps d’accepter les compromis nécessaires afin que s’exprime une résistance collective et transdisciplinaire à la dégradation qui nous menace. Choisir de ne pas signer ce texte en l’état signifierait rester en marge d’un mouvement d’ampleur qui me paraît salutaire, et dont l’urgence ne fait aucun doute.
En tant que porte-parole de notre Coordination Concours Lettres, j’ai obtenu d’autre part le 24 novembre une audience auprès de Mme Campion, Directrice adjointe du cabinet de Mme Pécresse, pour évoquer avec elle l’avenir de nos masters. Je m’y rendrai en compagnie de Catriona Seth, de la Société des XVIIIistes. Nous lui ferons part de nos inquiétudes et doléances touchant l’évolution de la situation des masters liée à la “mastérisation” des concours.
Je suis à l’écoute de toutes vos questions et suggestions éventuelles sur ce dossier comme sur les autres.
Avec mes sentiments dévoués.
Jean Vignes
Président de la SFDES
Le 15 novembre 2008
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